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Ce roman constitue un théâtre de sensibilisation et d'éveil de la conscience collective concernant certaines prises de décision hâtives au sein de nos sociétés africaines. Il nous enseigne que face à une situation étrange, l'homme, seul animal doté de conscience, doit d'abord prendre du recul pour convoquer sa raison avant d'agir. À cet effet, il doit se laisser habiter par la sagesse et l'humilité dans toute prise de décision, en prenant le soin de se projeter dans l'avenir au lieu de se cantonner uniquement au présent. Dévorer ce roman, c'est aussi partager avec l'auteur les souffrances et les peines de tous ces milliers d'enfants africains qui naissent dans la plus grande douleur : la perte de leurs parents. Aussi faut-il signaler que l'auteur n'est pas resté indifférent à l'un des fléaux qui minent notre société , à savoir la marginalisation des personnes âgées au sein de la société africaine. Il a, par ailleurs, à travers ce roman, étalé toute sa dimension d'écrivain engagé en faveur de la promotion de la culture africaine.
Sirius nourrit le rêve de faire des études aux États-Unis et d'avoir une carrière internationale. Après plusieurs tentatives sans succès, il parvient à obtenir une bourse d'études grâce à un roman qu'il avait écrit pendant ses temps libres. Rendu célèbre par les ventes record de cette production littéraire, Sirius réussit à intégrer l'une des plus prestigieuses universités des États-Unis d'où il sort diplômé en relations internationales. Cela lui permet d'occuper des postes dans des institutions internationales de renom et de bâtir une brillante carrière d'entrepreneur. Très attaché à ses racines, il décide de s'installer avec son épouse à Satama-Sokoro, son village natal. Avec elle, il lance l'ultime combat de sa vie : la transformation économique et structurelle de sa cité.
Le Vide entre mes Mains est un roman psychologique et social d’une intensité rare, qui explore les zones silencieuses de la souffrance humaine, là où les mots manquent et où les blessures s’installent durablement. Ce roman met en scène la vie de Hélène, assistante sociale. Chaque jour, elle affronte la détresse des autres et tente de réparer ce qui peut encore l’être. Mais, derrière son engagement sans relâche, se cache une faille intime : une maternité impossible, vécue comme une injustice profonde, un manque qui ne se comble pas. À mesure qu’elle tente de sauver les autres, Hélène s’égare, franchissant peu à peu la frontière fragile entre devoir professionnel et besoin affectif. Autour d’un enfant devenu le symbole d’un amour interdit, le vide s’installe, s’élargit et menace de tout envahir. À travers une écriture sobre, sensible et profondément humaine, DÉLI Dion interroge la solitude, les limites de l’engagement social et le prix à payer lorsque l’on donne tout… sans jamais rien garder.
Pour échapper au piège du mariage forcé et survivre à la condamnation de son milieu, Abiba va devoir opérer une véritable métamorphose. Telle une créature qui change de peau, elle entame une mue psychologique radicale, abandonnant la jeune fille soumise aux traditions pour laisser émerger une personnalité nouvelle, insaisissable et déterminée. Ce roman réaliste et croustillant explore le prix de cette transformation : pour conquérir sa liberté auprès d’Alex, Abiba doit faire ramper ses anciennes certitudes et glisser hors de l’armure familiale, prouvant que face aux poisons du sectarisme politico-religieux, changer de nature est parfois la seule chance de salut.
À cette époque-là, l'Ebneyland vacillait. Rien ne semblait fonctionner comme il le fallait. Depuis des années, le pays s'enfonçait dans une crise morale et administrative profonde. Les projets de développement s'évanouissaient dans les détournements, les alliances politiques se nouaient au gré des intérêts privés, et les querelles de clans étouffaient toutes les réformes. L'âge d'or du pays n'était plus qu'un souvenir lointain, sacrifié sur l'autel de l'ambition et du clientélisme. En effet, vingt ans après les indépendances, il avait prospéré grâce à son agriculture. Le jour où je devais fouler le sol de sa capitale politique, Tantpisville, pour mon premier poste en qualité de professeur de philosophie, une pluie tenace déversait toute sa colère sur la zone. Le véhicule glissait à chaque virage, tanguant sur les nids-de-poule qui faisaient bondir les passagers. Chaque freinage brutal arrachait un soupir, chaque secousse provoquait une plainte.
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